Les 10 choses que j’ai arrêtées pour vivre plus simplement

10 choses que j'ai arrêté

Pendant longtemps, je pensais que vivre simplement signifiait faire plus d’efforts. Plus de discipline, de règles et de contrôle.
Avec le recul, je me rends compte que le vrai changement n’est pas venu de ce que j’ai ajouté à ma vie… mais de ce que j’ai arrêté.
Arrêter ne veut pas dire renoncer. Ça veut souvent dire faire de la place.

Dans cet article, je partage 10 choses que j’ai arrêtées progressivement pour vivre plus simplement, sans tout plaquer, sans me priver volontairement, et surtout sans chercher la perfection.

Pour chaque point, je t’explique ce que ça m’a apporté concrètement, en termes de temps, d’argent, de charge mentale et de liberté.

Ce n’est pas un modèle à copier. C’est un retour d’expérience personnelle. Prends ce qui résonne, laisse le reste.

1. J’ai arrêté d’acheter pour me sentir mieux

Pendant longtemps, j’ai utilisé la consommation comme un régulateur émotionnel, un mécanisme presque inconscient pour gérer mes états d’âme. Le stress, par exemple, me poussait à acheter quelque chose, un petit quelque chose pour me soulager, pour combler ce vide. La fatigue, elle, me donnait envie de me faire plaisir, de m’offrir un petit luxe, une récompense pour l’effort fourni. Et l’ennui, cet état si pesant, me conduisait à flâner sur des sites de vente en ligne, à parcourir les rayons des magasins, à imaginer ce que je pourrais acheter, à me projeter dans l’acquisition de nouveaux objets.

Ce n’était pas excessif, certes, je ne dépensais pas des fortunes, mais c’était automatique. Une habitude ancrée dans mon quotidien, un réflexe presque instinctif. J’achetais pour oublier, pour me changer les idées, pour combler un vide émotionnel. C’était une façon de gérer mes émotions, certes maladroite, mais qui me permettait de tenir le coup, de passer à travers les moments difficiles. Aujourd’hui, je prends conscience de ce mécanisme et j’essaie de le remplacer par d’autres stratégies, plus saines et plus durables.

Ce que ça m’a apporté

En mettant fin à ces achats impulsifs, j’ai acquis une meilleure compréhension de mes émotions. J’ai réduit mes dépenses superflues et limité les regrets post-achat. J’ai appris à faire une pause et à me demander : « Est-ce que j’achète pour résoudre un problème ou pour l’éviter ? » Souvent, le besoin s’estompe naturellement au bout de quelques jours.

Astuce personnelle : lorsque j’ai envie d’acheter quelque chose, j’attends une à deux semaines. Très souvent, je réalise que le besoin n’est pas réel. Dans les autres cas, ce délai me permet d’affiner mon achat et de l’optimiser.

2. J’ai arrêté de comparer constamment mes choix à ceux des autres

Comparer ses revenus, son niveau de vie, ses investissements ou même son style de vie aux autres est devenu presque un réflexe dans notre société moderne. Les réseaux sociaux, les discussions entre collègues ou amis, et même la publicité alimentent ce besoin constant de se situer par rapport aux autres. Il nous arrive à tous de penser : « Je devrais gagner plus », « Je devrais investir différemment », « Je devrais avoir plus, mieux, ou autrement ». 

Ce genre de réflexion peut parfois être une source de motivation. Elles nous poussent à nous dépasser ou à revoir certaines de nos habitudes financières. Mais, trop souvent, il alimente la frustration et le sentiment de ne jamais en faire assez. La comparaison permanente laisse peu de place à la gratitude et à la satisfaction personnelle. 

Prendre du recul, se concentrer sur ses propres objectifs et mesurer ses progrès selon ses propres critères plutôt qu’aux standards des autres est un exercice difficile. Pourtant, c’est essentiel pour préserver son équilibre et son bien-être mental.

Ce que ça m’a apporté

En cessant de me comparer aux autres, j’ai pu faire des choix plus en phase avec mes valeurs. J’ai allégé une pression invisible mais omniprésente, et redéfinir ma propre conception de la réussite. Aujourd’hui, je me demande plutôt : « Ce choix améliore-t-il réellement et durablement ma vie ? »

3. J’ai arrêté de multiplier les abonnements

Streaming, logiciels, services en ligne, applications… Pris individuellement, chaque abonnement peut sembler anodin, presque insignifiant dans le grand schéma de nos dépenses. Cependant, lorsqu’on les additionne, ils créent un véritable tourbillon de sorties d’argent récurrentes qui peuvent peser lourdement sur notre budget. Cette accumulation d’abonnements, bien que pratique et souvent indispensable, peut également engendrer une surcharge d’options. Elle nous laisse parfois perdus face à la multitude de choix disponibles. Cette profusion de possibilités, loin d’être un avantage, peut paradoxalement nous donner une sensation de dispersion. Ou encore une sensation de manque de cohérence dans nos habitudes de consommation et une difficulté à prioriser nos dépenses.

Ce que ça m’a apporté

En réduisant considérablement mes abonnements, j’ai pu obtenir une vision beaucoup plus claire de mes finances. Cette simplification m’a permis de mieux comprendre où va mon argent et de m’assurer que je paie uniquement pour les services et contenus qui m’apportent réellement une valeur ajoutée.
De plus, cette démarche m’a aidé à réduire le temps que je passe à consommer du contenu, me permettant ainsi de me concentrer sur des activités plus enrichissantes et de mieux gérer mon temps.
En fin de compte, cette réduction d’abonnements a eu un impact positif sur mon bien-être général, tant sur le plan financier que personnel.

4. J’ai arrêté de vouloir optimiser chaque euro

Il fut un temps où j’ai entrepris de gérer mes finances avec une rigueur presque obsessionnelle. Chaque dépense devenait un sujet d’analyse. Je comparais méthodiquement les prix, examinant chaque promotion, chaque alternative, dans le but de dénicher la meilleure offre possible. Il m’arrivait même de repousser certains achats non pas par nécessité, mais par principe. J’étais convaincu que la moindre dépense différée représentait une victoire sur l’inutile.

Cette approche trouvait sa logique dans une quête de frugalisme (l’article dédié), une volonté sincère de simplifier ma vie en réduisant les dépenses superflues et en optimisant chaque euro. Mais rapidement, cette recherche de perfection s’est révélée épuisante. Loin d’apporter la sérénité que je recherchais, elle m’a plongé dans une tension constante. Chaque décision financière se transformait en dilemme. Le minimalisme, censé libérer l’esprit, se heurtait à la fatigue mentale provoquée par une vigilance permanente. 

J’ai finalement compris qu’optimiser n’a de sens que si cela sert la tranquillité d’esprit. Chercher à contrôler chaque détail finit par étouffer la légèreté qu’une vie simple est censée offrir.

Ce que ça m’a apporté

En adoptant une approche moins rigide de l’optimisation financière, j’ai gagné en sérénité. J’ai aussi réduit la fatigue décisionnelle et développé une relation plus saine à l’argent. Aujourd’hui, je privilégie la cohérence dans mes dépenses plutôt que la perfection financière.

5. J’ai arrêté d’accumuler des “ça peut servir”

On accumule souvent des objets utiles qui pourraient servir “un jour peut-être”, et même des vêtements “ça peut servir”. On garde des fichiers, des notes, des projets jamais utilisés… Les exemples ne manquent certainement pas ! Pris individuellement, comme les abonnements, ces objets et ces habitudes ne semblent pas grand-chose. Cependant, pris dans son ensemble, cette accumulation demande de l’espace, de l’énergie mentale et une attention constante. Elle peut peser sur notre quotidien et nous empêcher de nous concentrer sur l’essentiel.

Ce que ça m’a apporté

En arrêtant d’accumuler, j’ai constaté plusieurs changements positifs dans ma vie. Mon environnement est devenu beaucoup plus clair et agréable à vivre.
Je retrouve désormais plus facilement ce que je cherche, sans avoir à fouiller dans un tas d’objets inutiles.

Surtout, je me sens mentalement plus léger, libéré du poids de toutes ces possessions. Moins de choses à posséder signifie moins de choses à gérer. C’est aussi moins de temps et d’énergie consacrés à l’entretien et à l’organisation. Cette nouvelle simplicité m’apporte une grande sérénité et me permet de me concentrer sur l’essentiel.

6. J’ai arrêté de remplir mon agenda pour me sentir productif

Un agenda bien rempli est souvent perçu comme un signe de productivité et de contrôle. Il apporte un certain réconfort, car il donne l’impression d’avancer rapidement vers ses objectifs. On coche des cases, on multiplie les rendez-vous et les actions, et l’on croit ainsi progresser efficacement.

Pourtant, cette manière de fonctionner a un revers. À force d’empiler les tâches et d’anticiper sans cesse la suite, on se disperse et l’on finit par s’épuiser. Chaque moment est vécu dans la perspective de ce qui vient après, si bien que l’instant présent nous échappe. La fatigue s’installe, et avec elle, une perte de clarté et de plaisir dans ce que l’on fait.

Un agenda trop chargé peut donc devenir un piège. Il donne l’illusion de l’efficacité, alors qu’il nous éloigne d’une présence réelle à nos actions et à nos choix. Prendre le temps de ralentir, de respirer et de se recentrer sur l’essentiel permet de retrouver un équilibre entre performance et bien-être.

Ce que ça m’a apporté

En réduisant volontairement mes engagements, je fais moins de choses, mais mieux. Je respecte davantage mon énergie et je retrouve du temps « vide », mais précieux. Ce temps n’est pas perdu. Il permet souvent de retrouver de la clarté et de construire efficacement la suite.

7. J’ai arrêté de suivre trop de sources d’information financière


En suivant en permanence les actualités économiques, les analyses détaillées et les opinions contradictoires, je me suis progressivement senti envahi par le doute concernant mes investissements. Chaque nouvelle information semblait remettre en question mes choix antérieurs. Ce qui me poussait à hésiter et parfois à envisager des changements trop fréquents dans ma stratégie.
Or, cette instabilité se traduit par des coûts non négligeables, notamment des frais de transaction, mais aussi par une perte d’opportunité. Elle empêche de profiter pleinement de l’effet cumulatif et puissant du temps sur la croissance des placements.
En réalité, la patience et la constance s’avèrent bien souvent plus rémunératrices que les ajustements impulsifs inspirés par la volatilité des informations quotidiennes.

Ce que ça m’a apporté

En simplifiant mes sources d’information, je prends des décisions plus éclairées. Je reste fidèle à ma stratégie et je réduis le stress lié au « bruit » ambiant. Que ce soit en investissement ou dans la vie de tous les jours, moins d’informations peut mener à une plus grande clarté.

8. J’ai arrêté de confondre simplicité et privation

Au début, je pensais que vivre plus simplement signifiait dire non à beaucoup de choses, renoncer aux bonheurs de la vie, se restreindre volontairement. J’avais l’impression que simplicité rimait avec privation et sacrifice, comme si je devais me couper du monde et de ses plaisirs pour y parvenir. 

Avec le temps, j’ai compris que ce n’était pas ça. Vivre simplement ne consiste pas à s’interdire ou à fuir, mais à porter un regard lucide et ouvert sur ce qui est réellement essentiel. C’est apprendre à faire la différence entre ce qui nous encombre et ce qui nous nourrit, à choisir consciemment ce qui mérite notre attention et notre énergie. 

Cette approche transforme la simplicité en une source de liberté et de sérénité. On cesse alors de courir après ce qui ne nous apporte rien et on se recentre sur ce qui a du sens, ce qui fait grandir, ce qui rend profondément heureux.

Ce que ça m’a apporté

En adoptant une nouvelle perspective, j’ai pu assumer pleinement certaines dépenses, me faire plaisir sans culpabilité et sortir d’une logique punitive. La simplicité ne signifie pas se priver, mais à faire des choix conscients quant à ce que l’on accueille dans sa vie.

9. J’ai arrêté de vouloir tout anticiper

La sécurité financière, les plans à long terme, les scénarios multiples… tout cela a son importance. Prévoir est utile : cela nous offre une certaine sérénité face aux imprévus et nous permet de nous préparer aux défis de demain. Pourtant, vouloir tout anticiper est illusoire. La vie reste pleine de surprises, et l’inconnu fait partie de son charme. 

À trop vouloir contrôler l’avenir, on risque de s’éloigner de l’instant présent. Chaque moment passé à imaginer des risques improbables ou à planifier chaque détail est un moment que l’on ne vit pas pleinement. Cette obsession de l’anticipation finit souvent par nourrir des inquiétudes qui n’existeraient même pas sans nos projections. 

Trouver l’équilibre entre préparation et lâcher-prise est essentiel : se préparer suffisamment pour être serein, tout en laissant de la place à la spontanéité et à la joie du moment présent.

Ce que ça m’a apporté

En acceptant une part d’incertitude, je deviens plus adaptable. Je fais confiance à ma capacité d’ajustement et je diminue l’anxiété liée à l’avenir. Avoir une direction suffit souvent, pas besoin d’un plan parfait.

10. J’ai arrêté de croire que “plus” voulait dire “mieux”

Dans notre société contemporaine, la poursuite incessante du « plus » est devenue presque instinctive. Nous voulons plus d’argent pour se sentir en sécurité, plus d’objets pour se convaincre de notre réussite, plus de projets pour paraître productifs, plus d’objectifs pour donner un sens à notre quotidien. Cette logique de l’accumulation imprègne la vie de nombreuses personnes, guidée par l’idée que l’abondance mène au bonheur.

Pourtant, cette quête constante, loin de nous combler, nous enferme souvent dans une spirale d’insatisfaction. Plus nous cherchons à posséder ou à accomplir, plus la barre semble s’élever, et le sentiment de manque persiste. C’est en apprenant à rompre avec ce réflexe du « toujours plus » que l’on ouvre la porte à une autre forme de richesse, celle du « mieux ».

Le « mieux » se trouve dans la qualité plutôt que dans la quantité. Il réside dans des moments simples vécus pleinement, des relations sincères, des projets porteurs de sens, et un rythme de vie qui respecte notre équilibre. Oser ralentir et apprécier ce que l’on a déjà, c’est embrasser un épanouissement durable, loin de la frénésie de l’accumulation.

En choisissant le « mieux » à la place du « plus », nous redonnons de la valeur à chaque expérience. Nous trouvons une satisfaction authentique dans l’essentiel.

Ce que ça m’a apporté

En me libérant de cette croyance, je me concentre sur l’essentiel. Je savoure davantage ce que j’ai et je ressens moins le besoin de « compenser ». Aujourd’hui, je privilégie la qualité à la quantité.

Ce que vivre plus simplement m’a réellement apporté

Plus de clarté mentale : En simplifiant ma vie et en réduisant les dépenses inutiles, j’ai libéré de l’espace mental.  Moins de préoccupations financières et de distractions matérielles me permettent de me concentrer sur ce qui compte vraiment, d’être plus présente et de prendre des décisions plus réfléchies.

Une relation plus apaisée à l’argent :  Ces changements m’ont permis de prendre du recul sur ma relation à l’argent.  Je le perçois moins comme une source de stress ou de compétition, et davantage comme un outil au service de mes valeurs et de mes objectifs.  Cette nouvelle perspective m’apporte une plus grande sérénité et une confiance accrue dans mes choix financiers.

Des décisions plus alignées :  En ayant une vision plus claire de mes priorités et de mes valeurs, je prends des décisions qui correspondent davantage à qui je suis et à ce que je veux vraiment.  Chaque achat, chaque engagement est réfléchi et cohérent avec mes objectifs à long terme, ce qui réduit le regret et augmente la satisfaction.

Moins de stress inutile :  En éliminant les dépenses superflues et en simplifiant mon quotidien, j’ai considérablement réduit mon niveau de stress. Je ne suis plus constamment à la recherche de la dernière nouveauté ou de la validation extérieure. Ce qui me permet de vivre plus paisiblement et de profiter pleinement du moment présent.

Plus de temps et d’attention pour l’essentiel :  Avec moins de contraintes financières et matérielles, j’ai gagné du temps et de l’énergie pour me consacrer à ce qui est vraiment important pour moi (mes relations, mes passions, mon développement personnel). Je peux investir dans des expériences enrichissantes et créer des souvenirs précieux avec mes proches.

Et surtout : plus de cohérence entre mes valeurs et ma façon de vivre.  Ces changements m’ont permis d’aligner mes actions sur mes convictions profondes.  Je vis une vie plus authentique et plus épanouissante, en accord avec mes principes et mes aspirations.

Vivre simplement n’est pas une destination

Je ne vis pas « parfaitement simplement » et je doute encore souvent. Je fais parfois marche arrière, et c’est tout à fait acceptable.

Pour moi, le minimalisme n’est pas une règle rigide, mais un processus d’ajustement continu.

En fin de compte, je tiens à souligner que le chemin vers la simplicité commence rarement par un changement radical. Il débute souvent par une pause discrète, mais intentionnelle. Il se poursuit par de petits ajustements quotidiens qui, cumulés, peuvent mener à une transformation significative.


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