Acheter du temps plutôt que des objets : changer sa psychologie de consommation.

acheter du temps

Pendant longtemps, comme beaucoup de gens, j’ai pensé que consommer signifiait principalement acheter des objets. Un nouvel appareil électronique, un vêtement, un meuble…
Chaque achat semblait apporter une petite satisfaction temporaire. Une impression d’amélioration de mon existence. L’idée de progresser dans la vie.

Mais avec le temps, j’ai réalisé que la majorité de ces objets ne changeaient finalement pas grand-chose à mon quotidien.
Ils occupaient de l’espace. Ils demandaient de l’entretien. Et surtout, ils consommaient de l’argent qui aurait pu être utilisé autrement.
C’est à ce moment-là que j’ai découvert une idée simple mais puissante, celle d’acheter du temps.

La ressource la plus rare n’est pas l’argent

Lorsque l’on parle de finances personnelles, on se concentre presque toujours sur l’argent. Sur la manière d’en gagner plus, d’en économiser davantage. En ensuite sur la possibilité de l’investir.

Mais on oublie souvent que l’argent n’est pas la ressource la plus rare. La ressource la plus rare est le temps.
L’argent peut être gagné, perdu, récupéré. Le temps, lui, ne revient jamais. Chaque heure qui passe est définitivement consommée.

C’est pourquoi une question simple peut profondément transformer notre manière de consommer : Cet achat va-t-il m’apporter un objet… ou du temps ?

Pourquoi nous achetons autant d’objets

Si nous accumulons des objets, ce n’est pas seulement pour leur utilité. Il y a plusieurs raisons psychologiques derrière cela. Celle de la récompense immédiate, l’effet nouveauté, le plaisir de posséder et surtout l’influence sociale.
Acheter un objet déclenche souvent une satisfaction instantanée. Mais cette satisfaction est généralement de très courte durée.
Après quelques semaines, parfois quelques jours ou quelques heures, l’objet devient banal. Il rejoint la masse des choses déjà possédées. Le plaisir disparaît… mais l’argent, lui, est bien parti.

L’autre problème des objets est qu’ils ont souvent un coût caché en temps. Outre le coût en temps de travail effectif pour le payer, un objet doit être choisi, acheté, transporté, entretenu, rangé, parfois réparé. Plus on possède d’objets, plus notre environnement devient complexe. On passe alors davantage de temps à gérer ses possessions plutôt qu’à profiter de la vie.

C’est un paradoxe car nous achetons souvent des objets pour améliorer notre quotidien… mais ils finissent parfois par le compliquer.

Acheter du temps : une autre manière de consommer

Avec le temps, j’ai commencé à voir certaines dépenses différemment.
Au lieu de me demander « Est-ce que cet objet vaut son prix ? » Je me demande plutôt « Est-ce que cette dépense me fait gagner du temps ? »

Si la réponse est oui, la dépense devient souvent beaucoup plus intéressante. Car acheter du temps signifie acheter quelque chose de réellement précieux. A l’inverse, si la réponse est négative, je réfléchi d’autant plus avant de faire une acquisition.

Acheter du temps ne signifie pas forcément dépenser énormément d’argent. Il s’agit souvent de petites décisions intelligentes.
L’exemple typique est l’achat d’un objet de bonne qualité. Il est souvent plus cher à l’achat mais il peut faire gagner du temps sur le long terme. Avec moins de réparations ou moins de remplacements. Mais aussi grâce à une utilisation plus agréable.
Un autre exemple pourrait être le remplacement d’un outil dysfonctionnel. Prenons l’exemple d’un ordinateur qui met de longues minutes à s’allumer et à charger certaines pages ou application. Le temps passé à attendre est perdu. Peut-être que l’acquisition d’un nouvel ordinateur permettrait de gagner de précieuses minutes quotidiennes.

Dernièrement, j’ai du acquérir une tondeuse pour entretenir ma pelouse. Deux choix s’offrait à moi. Une tondeuse avec une lame de 45cm et une autre avec une lame de 55cm. Et bien en faisant quelques calculs, je me suis aperçu que je pouvait gagner plusieurs heures par année en ajoutant les 100 € de différence pour avoir une lame plus longue. La dépense en valait le coup.

Le lien avec la liberté financière

Cette réflexion rejoint directement un objectif plus large, celle de la liberté financière. La liberté financière ne consiste pas seulement à accumuler de l’argent. Elle consiste surtout à reprendre le contrôle de son temps.
Pouvoir avoir le choix de travailler moins, choisir ses projets, passer plus de temps avec ses proches et développer ses passions.

Chaque euro dépensé peut donc être vu comme un choix entre avoir plus d’objets ou plus de temps.
Et sur le long terme, les personnes qui privilégient le temps construisent souvent une vie plus simple et plus satisfaisante.

Conclusion : changer sa psychologie de consommation

Changer sa manière de consommer ne signifie pas vivre dans la privation. Cela signifie consommer avec plus de conscience.

Acheter moins d’objets. Privilégier les dépenses qui simplifient la vie. Et comprendre que la vraie richesse ne se mesure pas seulement en euros mais aussi en heures de vie disponibles.

La meilleure utilisation de l’argent est peut-être simplement celle qui nous permet de récupérer un peu de temps (ou d’éviter de le perdre).

Avant d’acheter quelque chose, je me pose maintenant deux questions : Est-ce qu’il va me faire gagner du temps… ou m’en faire perdre ? Est-ce que cet objet va vraiment améliorer ma vie ? Si les réponses sont négatives, je reconsidère mon achat.


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