J’économise des centaines d’euros en promenant mon chien

chien économie

Il y a des dépenses que l’on voit très bien : un abonnement, un achat important, un crédit. Et puis il y a toutes celles que l’on ne voit pas.
Les petites habitudes du quotidien, celles qui paraissent insignifiantes… mais qui, mises bout à bout, finissent par représenter des montants étonnamment élevés.
J’en ai récemment pris conscience avec quelque chose d’aussi banal que les promenades de mon chien.

Une habitude quotidienne… en voiture

Pendant longtemps, j’ai eu une routine bien établie. Tous les matins et tous les soirs, j’emmenais mon chien courir dans une forêt située à environ 1 km de chez moi. Un endroit agréable, calme, parfait pour le laisser se dépenser.

Le problème, c’est que pour m’y rendre, je prenais la voiture.

À l’époque, cela me semblait parfaitement logique. Après tout, un kilomètre, ce n’est pas très loin… mais ce n’est pas non plus juste au coin de la rue. Je faisais donc quotidiennement deux allers-retours par jour. Et pendant des années, je n’ai jamais vraiment réfléchi à ce que cela représentait.

Quand on met les chiffres bout à bout

Un jour, par simple curiosité, j’ai décidé de faire un petit calcul pour me rendre compte de l’impact réel de cette habitude.
Chaque promenade représente donc 2 kilomètres aller-retour, deux fois par jour soit 4kilomètres au total.
Sur une année complète ces 4 km représente tout de même 1 460 km.
Pour une activité aussi simple que promener mon chien, je parcourais donc près de 1 500 kilomètres par an en voiture.

Ma voiture consomme en moyenne 6 litres aux 100 km. Pour 1 460 km, cela représente donc 87,6 litres d’essence par an.
Avec un prix moyen d’environ 1,65 € le litre, le coût annuel devient (87,6 × 1,65 €) environ 145 €. Rien que pour le carburant.

À ce stade, je me suis dit que ce n’était déjà pas négligeable… mais la réalité devient encore plus intéressante lorsqu’on ajoute les coûts indirects. En réalité, chaque kilomètre supplémentaire contribue à l’usure générale de la voiture. Ces 1 460 km représentent environ 10 % de mon kilométrage annuel.

Or, mes dépenses liées à la voiture incluent notamment 400 € de pneus par an et 400 € de révision tous les 15 000 km. Si 10 % de mes kilomètres disparaissent, alors je pars du principe qu’environ 10 % de ces dépenses disparaissent aussi. Cela représente donc une économie de 40 € sur les pneus et 40 € sur l’entretien soit 80 € supplémentaires économisés chaque année.

On arrive déjà à 225 € par an pour promener mon chien. Une activité qui me semblait gratuite à priori. Et ce chiffre reste encore très conservateur.

Le vrai coût d’une voiture est bien plus élevé

Car ces calculs ne prennent toujours pas en compte l’usure générale du véhicule, l’amortissement de la voiture, les pièces mécaniques, l’assurance…
Pour estimer le coût réel d’utilisation d’un véhicule, l’administration fiscale utilise un coût kilométrique moyen. Selon ces références, le coût d’usage d’une voiture tourne autour de 0,40 € par kilomètre.

Si j’applique ce chiffre à mes promenades j’ai alors un coût de (1 460 km × 0,40 €) 584 € par an !
Pour quelque chose que je peux… tout simplement faire à pied.

Les frais cachés de nos habitudes

Ce calcul m’a rappelé une chose importante en finance personnelle, les dépenses les plus coûteuses sont souvent celles que l’on ne remarque pas.
Elles sont petites, souvent routinières et surtout elle semblent insignifiantes. Mais elles s’additionnent bel et bien. Dans mon cas, ce n’était pas un achat impulsif ou un abonnement inutile. C’était simplement une habitude confortable.

Un bénéfice inattendu : bouger davantage

Mais cette réflexion ne s’arrête pas à l’argent. Il existe un autre coût caché encore plus difficile à mesurer, celui de la sédentarité.

Nos modes de vie, et particulièrement le mien, sont de plus en plus immobiles. Travail assis, trajets en voiture, temps devant les écrans.
Or, de nombreuses études scientifiques montrent qu’un adulte devrait atteindre au moins 7 000 pas par jour pour réduire les risques liés à la sédentarité. Et c’est là que mon calcul devient intéressant !

Les 4 kilomètres de marche quotidiens que je fais désormais représentent environ 6 000 pas.
Autrement dit, le simple chemin de mon domicile à la forêt me permet presque d’atteindre l’objectif quotidien recommandé par les médecins avant même la balade dans la forêt. Sans salle de sport et sans programme compliqué. Juste en changeant une habitude.

Conclusion : Une décision simple… mais puissante

Depuis que j’ai pris conscience de cela, j’ai simplement arrêté de prendre la voiture. Je pars désormais directement à pied depuis la maison.

Le résultat est assez satisfaisant car j’ai plusieurs centaines d’euros économisés chaque année, je fais plus d’activité physique, la voiture s’use moins vite et j’ai des promenades encore plus agréables.

La leçon que je tire de cette expérience est qu’en finance personnelle, les grandes économies viennent rarement des décisions spectaculaires. Elles viennent souvent de petites habitudes quotidiennes que l’on examine enfin avec un regard neuf.

Dans mon cas, il suffisait de me poser une question très simple : Ai-je vraiment besoin de la voiture pour ce trajet ? La réponse était non. J’ai maintenant plus d’argent disponible pour l’investir !


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